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RDC : Le collectif des avocats de la communauté Banyamulenge demande aux autorités congolaises de traduire en justice les Maï-maï

NEW-YORK-PARIS, le 04 Mai 2021 MNCTV—— Le collectif des avocats en charge de la défense de la communauté Banyamulenge a, dans un communiqué publié lundi 03 Mai 2021, demandé aux autorités de la République démocratique du Congo de traduire en justice les miliciens Maï-maï, auteurs des tueries contre les membres de cette communauté dans les hauts plateaux de Minembwe dans la province du Sud-Kivu.

Dans ce communiqué ces avocats demandent aussi au gouvernement congolais de dénicher en menant au-travers des enquêtes les officiers militaires au sein des FARDC qui encadrent et ravitaillent en armes ces miliciens dans leurs plans d’épuration ethnique.

« Nous attirons l’attention de la communauté internationale de toutes et tous sur cette situation insupportable. Il y a une véritable épuration ethnique en cours de réalisation au vu et au su de tous. Depuis de nombreux mois, le Collectif a procédé aux opérations de documentation et de recueil de preuves et témoignages concernant ces actions insoutenables qui constituent, à minimum, des crimes contre l’humanité et des actes de génocide », lit-on dans ce communiqué.

« Ceux là même qui ont en charge les fonctions régaliennes de l’Etat sur les Hauts Plateaux et notamment des membres délinquants de l’armée de la République démocratique du Congo et des policiers peu respectueux de leur mission légale, se sont alliés à des forces négatives qui constituent des bandes armées bien identifiées telles que des groupes Maï-maï, des rebelles du Red Tabara et autres groupes armées », explique Bernard Maingain, Avocat au Barreau de Bruxelles.

Ils mènent des opérations d’une violence extrême en vue de s’approprier des troupeaux et récoltes des villageois Banyamulenge des Hauts Plateaux. Ils détruisent et brûlent les maisons et lieux de résidence après leurs pillages et s’attaquent à la population obligée de fuir.

Ces opérations menées en toute impunité avec l’appui d’éléments renégats des FARDC ne sont pas possibles sans les discours de haine véhiculés par des responsables politiques qui ont délivré un permis de tuer sur les Hauts Plateaux tout à leur haine des Banyamulenge qui ont le malheur d’être Tutsi de nationalité congolaise, ajoute Jean Paul Shaka, Avocat au Barreau de New York.

Dans ce contexte de crise majeure, le Collectif va déposer une plainte entre les mains des autorités judiciaires de la République démocratique du Congo afin qu’une enquête sérieuse et crédible soit menée concernant les crimes commis et que les auteurs, coauteurs et complices de ces crimes soient poursuivis.

« Le Collectif demande aux autorités de l’Auditorat militaire de prendre immédiatement en charge la tenue de cette enquête dans la mesure où des militaires sont impliqués. À cet égard, il est demandé instamment aux instances gouvernementales de la République de procéder à l’arrestation et à la neutralisation des personnages qui salissent l’uniforme des FARDC en s’adonnant à ces actes de terreur », déclare Innocent Ntezi, Juriste à Londres.

Il ne faut pas hésiter à procéder à des arrestations et/ou mises à l’écart de personnes détenant de hautes responsabilités au sein des FARDC tels que le général Mundos, le général Muhima et leurs proches, a renchérit Bernard Maingain, Avocat au Barreau de Bruxelles.

Il faut dire qu’une copie de cette plainte sera transmise pour information et suivie au bureau du Procureur de la Cour pénale internationale mais également transmise au Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme à Genève.

Barak Munyampfura Héritier

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