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RDC : GEC dément être impliqué dans la promotion de la violence en territoire de Beni [Communiqué]

KINSHASA, le 18 Février 2021 MNCTVCONGO—— Le Groupe d’étude sur le Congo [GEC] a, dans un communiqué publié mercredi 17 février 2021, nié les allégations de son soutien dans la violence qui secoue le territoire de Beni. Selon GEC, les allégations relayées par le Journalistes Nicaise Kibel et Gisèle Kaj de la radio Okapi affirmant que le Professeur Nissé Mughendi Nzereka avait donné de l’argent pour recruter les Maï-maï et ADF sont sans fondement.

“Le 16 Février 2021, la journaliste de Radio Okapi Gisèle Kaj a publié une longue citation d’un livre de M. Nicaise Kibel Bel’Oks datant de 2019, qui contenait des accusations sans fondement et extrêmement préjudiciables contre le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), plusieurs de ses membres et ses chercheurs affiliés. Ce sont des accusations fausses. Elles ont d’ailleurs été rejetées par la justice congolaise et n’aident pas à faire avancer le processus de paix dans la région ou à mettre un terme à la violence autour de Beni”, indique GEC dans son communiqué.

La citation, publiée sur Twitter par Mme Gisèle Kaj, alléguait ce qui suit : “Nissé Mughendi Nzereka, professeur à l’Université catholique du Graben et chercheur associé au GEC, aurait reçu de l’argent de Bridgeway Foundation pour recruter un réseau de combattants ADF et Maï-Maï pour nuire à la réputation des FARDC en les accusant de participer à des massacres autour de Beni”.

“Les faits sont très différents. Le professeur Nissé Mughendi a travaillé avec le GEC, aux côtés d’une équipe des chercheurs étrangers et congolais indépendants, pour tenter de découvrir les responsables de la mort des milliers de civils autour de Beni depuis 2014. Nous avons publié trois rapports (en mars 2016, septembre 2017, et novembre 2018) cette violence qui indiquent que l’ADF, les groupes armés locaux, ainsi que certains membres de l’armée congolaise ont été impliqués dans ces meurtres. Cette recherche est basée sur des entretiens approfondis avec des centaines de témoins oculaires, des sources secondaires, des vidéos et des documents” poursuit GEC dans son communiqué.

À aucun moment, GEC n’avons donné d’argent à quiconque pour nous fournir des informations. Une ONG locale de défense de droits de l’homme et enquêteurs des Nations unies sont parvenus à des conclusions similaires aux nôtres. En octobre 2018, le professeur Nissé Mughendi a été arrêté par le colonel Kumbu Ngoma, procureur militaire, qui prétendait qu’il donnait de l’argent pour recruter des membres de l’ADF. Il a passé quatre nuits en détention. L’auditeur militaire avait reçu de fausses allégations selon lesquelles le professeur Nissé aurait donné de l’argent à des combattants de l’ADF et à des anciens otages – ce sont ces allégations que M. Nicaise Kibel Bel’Oka a développées dans son livre, ajoute-t-il.

Et de préciser :

“Cependant, par la volonté du maire ou par mauvaise foi, ce journaliste et, aujourd’hui, Mme Gisèle Kaj, s’abstiennent de mentionner qu’à l’issue de son instruction, le même procureur militaire a constaté, depuis le 5 janvier 2019, qu’il n’y avait aucune preuve pour ces accusations, en concluant que « les moyen avancé par le ministère public pour incriminer le professeur Nissé Mughendi Nzereka manque de base en fait ». Il est extrêmement inquiétant qu’une journaliste reproduise des extraits d’une instruction préjuridictionnelle d’une affaire judiciaire, sans mentionner que la même cour avait disculpé le professeur Nissé Mughendi de toutes les charges”.

Barak Munyampfura Héritier

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