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RDC : 6 140 cas de violences sexuelles enregistrés dans les provinces du Sud-Kivu et Maniema entre janvier et septembre 2020

BUKAVU, le 29 Octobre 2020 MNCTVCONGO—— 6 140 femmes ont été violées en République Démocratique du Congo depuis janvier jusqu’en septembre 2020 dans les provinces du Sud-Kivu et Maniema. Selon le Bureau de Coordination des affaires humanitaires (OCHA), 2,7 millions des personnes sont en phase 3 et 4 en insécurité alimentaire et 1 million des déplacés dans cette partie de l’est du pays.

Pour cette organisation Onusienne, chacune des victimes de violences sexuelles est dans une lutte personnelle pour reconstruire sa vie brisée.

« Dans les Hauts-Plateaux de Fizi, Itombwe et Minembwe, les difficultés d’accès par voie terrestre persistent dans un contexte où la situation humanitaire se détériore. La protection des civils reste un défi dans ces zones. Le 23 septembre, une quarantaine de femmes déplacées à Bijombo ont été attaquées par des hommes armés, alors qu’elles étaient parties chercher de la nourriture dans leurs champs à Tchakira, une localité du groupement de Balala-Nord dans le secteur de Tanganyika. Des sources locales indiquent que quatre d’entre elles ont été blessées par balle dont trois grièvement et une autre enlevée », peut-on lire dans la note d’informations humanitaires pour les provinces du Sud-Kivu et Maniema du 21 septembre au 20 octobre 2020.

Du fait de l’insécurité qui prévaut dans certaines localités dans les provinces du Sud-Kivu et du Maniema et de la hausse des incidents envers les acteurs humanitaires, les ONG People in Need (PIN) et Médecins du Monde (MdM) ont suspendu, en mi-septembre, leurs projets de prise en charge médicale et nutritionnelle 1 dans les Hauts Plateaux de Bijombo (zone de santé des Hauts-Plateaux), ajoute la note d’information.

OCHA affirme que dans les Hauts-Plateaux de Fizi, Itombwe et Minembwe au moins 76 000 personnes se sont déplacées entre mai et septembre 2020. Ces déplacés vivent actuellement dans des conditions très
précaires et sont encore sans assistance humanitaire en raison des contraintes sécuritaires rendant difficiles l’accès aux villages et sites d’accueil des déplacés.

Depuis juin 2019, plus de 26 000 personnes déplacées ne reçoivent pas de l’assistance humanitaire dans les zones de santé de Shabunda et Kalole à cause de la dégradation avancée des routes. Depuis mars 2020, la société civile de Shabunda 2 plaide auprès d’OCHA et de la MONUSCO pour mobiliser 300 000 dollars pour la finalisation des travaux.

Barak Munyampfura Héritier

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