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Nord-Kivu : Au moins 15 personnes tuées au cours de 3 semaines du mois de Mars en territoire de Rutshuru

GOMA, le 24 Mars 2021 MNCTVCONGO—— Au-moins quinze personnes ont été tuées dans l’Est du pays, plus précisément dans la province du Nord-Kivu en territoire de Rutshuru. C’est ce qui ressort d’un Rapport de monitoring de l’Organisation Conseil pour la Protection et la Promotion de la femme et l’enfant [CPPFE] qui inclut les incidents sécuritaires de trois semaines du mois de Mara. Le CPPFE alerte sur la situation sécuritaire chaotique et précaire dans cette partie du pays.

Dans ce Rapport, cette Organisation précise aussi avoir enregistré une dizaine de cas de kidnapping et 6 cas de justice populaire.

« Le Conseil pour la Protection et la Promotion de la femme et l’enfant “CPPFE” est vivement très préoccupé par la précarité de la situation sécuritaire sur toute l’étendue du Territoire de Rutshuru en ce mois de mars dont les femmes et les enfants sont aussi victimes. Cette calamiteuse situation est caractérisée par les assassinats ciblés, les tueries, les viols, les enlèvements, les pillages, les arrestations arbitraires et les tracasseries de tout genre. Les autorités semblent avoir avoué leur incompétence à gérer ce territoire », peut-on lire dans le Rapport de cette Organisation.

Dans ce document, le CPPFE dénombre près d’une vingtaine d’incidents qui ont coûté en seulement 3 semaines de ce mois de Mars plus de 15 morts, des dizaines de kidnappings, 6 cas de justice populaire perpétrés sous l’œil impuissant des autorités.

« Le territoire de Rutshuru devient ainsi une zone rouge où la vie n’est plus sacrée et où toute personne n’est épargnée autorité ou non. Les conséquences de cette grandissante insécurité sont incalculables, les villages se vident de leurs habitants, le cas des Groupements Bweza, Busanza et Bwito ; la suspension des mouvements des ONGs et les investisseurs qui provoque la non intervention dans la zone à plus grande vulnérabilité. L’augmentation des cas des viols et des orphelins. La vulnérabilité à outrance de la population », a déclaré Neema Serutoke Claudine, Coordinatrice du CPPFE.

Cette criminalité n’est pas seulement l’œuvre des groupes et bandits armés mais également certains éléments des forces loyalistes qui s’illustrent également par plusieurs tueries et violations des droits humains. Le régiment 3416 étant plusieurs fois cité dont nous avons toujours exigé la mutations de ces militaires qui se comportent mal plus que les rebelles.

Le CPPFE rappelle que le droit à la sécurité est plus qu’une exigence aux autorités congolaises et décrie l’inaction et l’insouciance des autorités locales et provinciales pour mettre fin à ce bain de sang qui coule jour pour jour et demande au Chef de l’Etat de se pencher personnellement à cette question car les morts deviennent incontables.

Barak Munyampfura Héritier

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