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Nord-Kivu : Arrivée massive des membres de la communauté Banyabwisha rescapés des massacres en Ituri

GOMA, le 29 septembre 2020 MNCTVCONGO—— Depuis quatre jours un mouvement des habitants Banyabwisha s’observe en province du Nord-Kivu. Il s’agit des rescapés de derniers massacres en territoire d’Irumu dans la province de l’Ituri, dans le Nord-Est de la République Démocratique du Congo.

Composés essentiellement des femmes, enfants et quelques hommes, ils disent fuire les atrocités de la part des présumés Maï-maï ADF. Ces congolais affirment qu’ils ont été forcés de quitter la zone, car les rebelles égorgent, étranglent toute personne qu’ils identifient comme Banyabwisha.

Mnctvcongo.net a pu rencontrer la deuxième vague de ces congolais qui ont sont originaires du territoire Masisi. Effrayé, chacun d’entre eux affirme avoir été témoin oculaire des actes inhumains que commettent les groupes rebelles à l’encontre de la population civile. Ici certains ont perdu leurs parents, femmes et maris.

« Nous revenons de l’Ituri en territoire d’Irumu dans la groupement Bandibongosi, localité Abembi. Nous étions partis là-bas à la recherche des terres dont nous avions achetés légalement. Nous y avions fui suites aux massacres qui sont perpétrés là-bas par des jeunes locaux et Maï-maï ADF. Ces hors la loi égorgent quelqu’un, enlève la langue et vous coupent la tête. Bien avant ils demandent les reçus des champs qu’ils déchirent avant de commettre leurs forfaits. », témoignage de l’un d’eux, Gashira Bake Nzita.

Une autre rescapé à ses côtés, regrette l’ampleur de ces actes. « En territoire d’Irumu, ce qui s’y passe dépasse notre entendement. Imagine pour une femme enceinte, ils lui étranglent et enlèvent l’enfant. Et puis ils coupent la tête. Mais rien n’est fait par les militaires que les autorités ont déployé dans la zone. Le 8 septembre j’ai vu moi-même plus de 16 personnes que je connais qui venaient d’être tuées pendant que je revenais du champs. », a t-il déploré.

Parmi ces réfugiés figurent aussi un enfant de moins de 6 ans qui a perdu sa mère lors de ces massacres. Le Président de la communauté Hutu au Nord-Kivu Emmanuel Gashamba qui n’a pas voulu commenté le sujet, affirme qu’il était très choqué par la situation et nous a indiqué que ce sont plus de 12 milles personnes originaires de Rutshuru, Masisi, et Kalehe qui sont dans la province de l’Ituri depuis plus de 20 ans.

Dans un rapport du Bureau de Coordination des affaires humanitaires des Nations unies, OCHA, publié le 24 septembre 2020, il affirme qu’au moins 636 personnes ont perdu la vie et plus de 1 130 autres blessées suite aux conflits durant le premier semestre de 2020 dans la province de l’Ituri. Ici 2,4 millions de personnes ont besoins d’assistance humanitaire. Soit près d’une personne sur deux qui sont affectées par ce conflit dans la province.

Barak Munyampfura Héritier

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