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Minembwe : Les Twirwaneho demeurent un groupe d’autodéfense civile malgré la présence de quelques Officiers FARDC [Oscar Niyongabo Buzi]

MINEMBWE, le 25 Mars 2021 MNCTVCONGO—— Dans un article du Baromètre Sécuritaire du Kivu (KST), Pierre Boisselet son directeur a qualifié les Twirwaneho d’un groupe armé en fondant cette hypothèse sur la présence en leur sein de certains Officiers FARDC notamment les illustres colonels Michel Rukunda dit Makanika et Charles Sematama, ainsi que le lieutenant-colonel Mufoko Jolie Rungwe et les Majors Patrick Muco et Senanda qui ont choisi la voie de sacrifier leur carrière militaire que de servir une armée qui ne parvient pas à accomplir sa mission républicaine dans la zone.

Celle de protéger les membres de leur communauté contre le plan de nettoyage ethnique dont ils sont victimes de la part des milices Maï-Maï et des rebelles burundais, agissant pour le compte du gouvernement congolais.

En effet, selon Oscar Niyongabo Buzi chercheur indépendant, dans cet article, son auteur affirme que la présence des officiers FARDC Banyamulenge dans les Twirwaneho pourrait servir à l’Organisation d’une rébellion contre le Gouvernement de Kinshasa, une façon directe d’interpeller le Gouvernement de Kinshasa à prendre des dispositions nécessaires pour l’anéantissement total de ce groupe d’autodéfense civile qui n’a que la seule mission de défendre les membres de sa communauté menacés depuis 2017.

Loin à ce groupe de s’ériger en une rébellion contre le Gouvernement, car sa seule mission est de défendre la population civile contre le nettoyage ethnique dont elle est victime. Contrairement aux prétentions de cet auteur, les différents écrits du Baromètre sécuritaire confirment l’implication des FARDC dans la guerre d’épuration ethnique des Banyamulenge à travers l’appui logistique qu’elles apportent aux Maï-Maï contre les Banyamulenge, ajoute Oscar Niyongabo Buzi.

Comme par exemple le Twitter du Baromètre sécuritaire du 10 septembre 2020 dans lequel ce média a révélé que deux jours avant les attaques des villages banyamulenge de Kahwela du 8 et 9 septembre 2020 dans lesquels plusieurs civils ont été tués, que selon plusieurs sources proches des FARDC et des Mai-Mai, les FARDC avaient remis des munitions aux Maï-Maï afin de faciliter leurs attaques contre les civils banyamulenge.

Pour Oscar Niyongabo Buzi, au départ du début de la guerre des hauts-plateaux d’Uvira, Fizi et Itombwe, le Gouvernement congolais s’est montré réticent à protéger la communauté banyamulenge contre le plan de nettoyage ethnique dans lequel les milices Maï-Maï diverses (les groupes armés Yakutumba, Ebuila Mtetezi, Aoci, Mulumba, Bilozebishambuke, etc) oeuvraient à cette fin en coalition avec les rebelles burundais de Red-Tabara, du FNL et des Forebu, sous la supervision et l’encadrement des FARDC.

En effet, les vingt-huit villages Banyamulenge de la région d’Itombwe à savoir Murambi, Bakura, Lukwiza, Lisansi, Makutano, Kasholelo, Nkango, Malanda, Nazareti, Makutano, Ruhangarika, Nyagisayo, Rushasha, Bijanda, Tulambo, Linjanja, Marunde, Kivogerwa, Mikenge, Gihanama, Kibundi, Gatenga, Kigazura, etc. étaient entourés par six positions militaires FARDC dont celles de Tabunde-Kizata, Makutano, Nazareti, Kibundi, Kipupu et Mikenke qui n’ont rien fait pour protéger les populations civiles contre les Maï-Maï et leurs alliés burundais.

Dans une déclaration faite à la BBC sur la cause de sa désertion des FARDC, Michel Rukunda Makanika a souligné qu’il “a préféré aller mourir avec les siens” que de continuer à servir l’armée d’un Gouvernement qui a choisi à sacrifier sa communauté aux mains des Maï-Maï.”

Les Twirwaneho sous le commandement du colonel Makanika sont basés à Kamombo. Et c’est en ce seul lieu où les civils des communautés banyamulenge et bafuliru vivent sous la protection de ce groupe d’autodéfense, chose qu’on ne peut pas rencontrer chez les Mai-Mai, accusé de collaborer avec le Gouvernement.

Le 2 Juillet 2020, le Twirwaneho en signe de bonne foi selon eux pour prouver au Gouvernement congolais qu’ils n’ont jamais eu l’intention de combattre les forces gouvernementales, ont remis dans les mains du président de la société civile de Minembwe, Monsieur Ruvuzangoma Saint-Cadet, quatre otages militaires FARDC et une femme d’un militaire et son petit enfant qui avaient été capturés à Kamombo.

Ceci étant, les désertions des colonels et Majors Sematama, Mufoko, Muco et Senanda ne peuvent qu’être analysées dans ce cadre de protection de la population civile Banyamulenge contre le plan de nettoyage ethnique en cours, renchérit Oscar Niyongabo Buzi.

Barak Munyampfura Heritier

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