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Minembwe : 285 vaches emportées par les miliciens Maï-maï (Société civile)

MINEMBWE, le 28 Avril 2021 MNCTV—— Deux cents quatre-vingt cinq (285) vaches ont été pillées dans l’Est de la République Démocratique du Congo, dans la province du Sud-Kivu, par des miliciens Maï-maï qui ont attaqué la nuit du 24 au 25 Avril 2021 Minembwe. La société civile de cette partie du territoire de Fizi condamne cet acte ignoble et dénonce une complicité entre ces miliciens et les forces de sécurité locales. 

« Insécurité dans les hauts et moyens plateaux de Fizi, dans la nuit du 24 au 25 Avril dernier un troupeau de 285 vaches appartenant à TEGEKO, NDAGARA, HABYARIMANA, RURAMIRWA, MURAGWA, RWINIKIZA, BAHANDA, SENANDA et MUHIRWA a été emporté comme toujours par les Maï-maï en provenance de Mtambala et ce, sous l’œil complice de l’armée congolaise. Cette complicité est confirmée par le fait que ces miliciens proviennent dans une zone sous contrôle des FARDC et viennent opérer à Minembwe toujours dans une zone contrôlée par une autre brigade des FARDC », a déclaré la société civile noyau de Minembwe.

Son Président ajoute que sans doute il y a une complicité notoire que la société civile n’a cessé de condamner.

« Comment comprendre qu’un groupe de 285 vaches puisse disparaître dans la nature et passé inaperçu dans une zone où l’on trouve non seulement l’armée du pays mais aussi d’autres services de sécurité ? La société civile noyau de Minembwe condamne également les autorités locales de Fizi (chef de groupement, chef de secteur et l’administrateur du territoire) pour leur silence coupable », a indiqué Ruvuzangoma Rubibi Saint-Cadet, président de la société civile noyau de Minembwe.

En effet les autorités connaissent très bien l’itinéraire de ces vaches volées car elles sont vendues, égorgées et/ou gardées dans leurs entités administratives, pourquoi ne pas les arrêter et les remettre à leurs propriétaires ? a-t-il renchérit.

La société civile estime que, même si la zone soit victime d’un conflit qualifié d’intercommunautaire, les autorités supérieures de notre pays devraient être intéressées par la gestion de cette crise au niveau local. Car si rien n’est fait pour éradiquer ces pratiques, il est difficile de ramener la paix dans cette partie du pays. 

Barak Munyampfura Héritier

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