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Masisi : Des tonnes de pommes de terre attendues par la COJUDD pour une banque de semences dans la région

MASISI, le 12 Mai 2021 MNCTV—— Depuis plus de cinq ans la culture de pommes de terre très appréciée par la population du Kivu est devenue du business qui engendre de l’argent au Nord-Kivu, particulièrement dans le territoire de Masisi. Ici des collines jadis en pâturage se sont transformées en champ des pommes de terre où des milliers de tonnes sont récoltées et acheminées à Goma et Bukavu et dans la région pour être vendues aux tiers.

Pour encadrer la jeunesse accusée d’être auteur de l’insécurité qui gangrène le territoire de Masisi avec ses nombreux groupes armés, des jeunes se sont réunies en coopérative pour se lancer dans l’agriculture des pommes de terre. Dans les collines de Mushaki en groupement Matanda ce sont des jeunes diplômés des universités qui ont créé la coopérative Unis pour le développement durable (COJUDD), pour lutter contre le chômage et l’oisiveté qui peut conduire au banditisme et emboîter les forces négatives. 

Parmi leurs objectifs : booster l’économie du territoire de Masisi au travers l’agriculture des pommes de terre et parvenir à doter d’une banque des semences des pommes de terre, pour éviter l’exportation de la semence dans des pays voisins comme le Rwanda et l’Ouganda. À Mushaki c’est plus d’un hectare et demi de pommes de terre cultivées dans les collines surplombant la cité de Mushaki au milieu des pâturages. 

« Depuis que le Chef de l’État est entré au pouvoir, il a voulu encourager les jeunes de quitter les différents groupes armés plutôt que de créer eux-mêmes des emplois avec l’appui du gouvernement. Le député national Édouard Hizi Mwangachuchu est venu nous sensibiliser à cet effet et nous a donné un champ de 5 hectares où nous allons cultiver les pommes de terre. Vous savez, la jeunesse est à la fois acteur et victime dans les problèmes qui écument notre province. Ici ces jeunes espèrent trouver un moyen pour survivre en gagnant de travail à la main et nous ne pouvons pas intégrer les groupes armés », a témoigné Jackson Mugiraneza, jeune de cette coopérative. 

Risiki Rutagaramba, 30 ans révolue et habitante de Mushaki, a déclaré à mnctvcongo.net que cette coopérative est une grande opportunité qui lui permettra de se prendre en charge. Appelant des jeunes du territoire à s’unir avec eux pour mettre fin à l’oisiveté tant décriée par la population. Elle a, cependant, lancé un vibrant appel aux autorités congolaises et leaders du territoire à soutenir cette coopérative et la jeunesse en général. 

« Nous pensons booster l’économie de la province avec cette occupation. Parmi nous, il y a des jeunes ingénieurs agronomes qui nous serviront d’un atout afin que nous produisions de la semence pour servir les agriculteurs du territoire de Masisi. Car la plupart achètent à un plus exorbitant en exportant au Rwanda et en Ouganda. Avec ce champ à Mushaki nous espérons récolter plus de 18 tonnes de pommes de terre », a renchérit le président de cette structure, Buseyi Bosco.

L’agro-industrie est un domaine à exploiter et qui porte espoir pour les entrepreneurs

« Nous avons des jeunes qui ont des talents et besoin de travailler, mais au pays il y a une difficulté d’emplois. Je suis venue accompagner ces jeunes en représentant la fondation Mwangachuchu. Le secteur de l’agriculture sera un poumon de développement dans l’avenir comme l’a d’ailleurs révélé le magazine Forbes. Nous avons des potentialités avec le sol riche, donnons de la valeur à nos terres en les cultivant car les millionnaires à venir, viendront de là. », a pour sa part expliqué Junior Mwangachuchu.

Il a ajouté que l’agriculture à ce jour dans le Masisi peut limiter l’achat de la nourriture à l’étranger car aujourd’hui au pays il y a manque de nourriture.

Il est à noter que le territoire de Masisi produit des milliers de tonnes de pommes de terre qui sont consommées dans la région. Cependant, ses routes restent impraticables comme l’axe Karuba-Ngungu qui est d’une importance capitale sur le plan économique avec sa culture des pommes de terre et maïs. Les commerçants font recours aux motards pour transporter leurs sacs de pommes de terre.

Barak Munyampfura Héritier

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