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Haut-Katanga : L’Ong GANVE appelle les autorités politico-militaires à faire cesser d’urgence les viols collectifs contre les femmes détenues de la prison de la Kasapa

LUBUMBASHI, le 29 septembre 2020 MNCTVCONGO—— L’Organisation non gouvernementale Groupe d’action non-violence évangélique (GANVE) appelle les autorités politico-militaires de la province du Haut-Katanga à faire cesser en toute urgence les viols collectifs, exploitation sexuelle et attaques ciblées contre certains détenus bien identifiés qui se déroulent en toute impunité à la prison centrale de la Kasapa depuis les émeutes du vendredi 25 septembre dernier. 

Dans un communiqué publié ce mardi 29 septembre 2020, le GANVE déplore que les femmes détenues et leurs enfants qui ont été obligés de partager les mêmes enclos avec des hommes à la suite de la destruction de leurs pavillons lors de ces émeutes, sont victimes des violences sexuelles collectives et exploitation sexuelle, de la part de ces détenus hommes qui pour la plupart ont été condamnés pour ces genres d’abus. 

Le GANVE ajoute que ces cas de viols continuent malheureusement jusqu’à ce jour sous l’œil impuissant et complice des autorités tant civiles que militaires du Haut-Katanga.

Cette organisation de défense des droits humains dénoncent également des attaques ciblées contre des personnes bien identifiées au sein de cette maison carcérale au cours de ces événements malheureux. Le cas du colonel Lungenhi Izumbu alias Korando, qui a été violemment agressé, puis fracturé à la jambe droite et dont les agresseurs ont affirmé avoir reçu la consigne d’éliminer physiquement.

À cela s’ajoute les attaques contre Monsieur Pius Madiombo Kitambo, grièvement blessé, pour l’instant interné à l’hôpital militaire du Camp Vangu, le Major Matembele, gravement blessé à la tête, interné aux urgences de l’hôpital militaire du Camp Major Vangu et dont l’état de santé est grave ; mais également Monsieur Masudi et sa copine poignardée gravement et même violée.

L’Organisation non gouvernementale Groupe d’action non-violence évangélique dit redouter la mort de certaines de ces femmes et enfants, la propagation rapide des maladies sexuellement transmissibles (le VIH), rappellant que la RDC est un ETAT partie à « la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes », mais aussi l’article 16 de la constitution du 18 février 2006 consacre le caractère sacré de la personne humaine, et la loi numéro 09 /001 du 10 janvier 2009 relative à la protection de l’enfant. 

Elle appelle ainsi les autorités politico-militaires de la province à intervenir en toute urgence pour sauver la vie de ces femmes et enfants en danger, d’assurer les soins de santé appropriés à toutes les victimes de viol et blessés, et de protéger les victimes citées ci -haut. Le GANVE invité également l’auditeur militaire supérieur de FARDC et procureur général à diligenter une enquête indépendante afin de faire poursuivre les auteurs intellectuels et matériels de ces violations graves de droits de l’homme ; et les organisations de défense et protection de droits de la femme de se saisir de ce dossier, se constituer partie civile et déposer une plainte en bonne et due forme devant la justice congolaise.

Pour rappel, le vendredi 25 /09/2020 vers 16h30′, des émeutes ont éclatées dans la prison centrale de la Kasapa à Lubumbashi à la suite d’une tentative d’évasion. Des détenus armés des machettes et couteaux neufs venus de l’extérieur de la prison, ravitaillés en carburant (essence) se sont attaqués violemment au bâtiment administratif de la prison, dépôt des vivres, aux blocs et dortoirs qui’ ils ont saccagé, pillé, incendié. Des morts et des blessés ont été signalés à la suite de l’intervention des forces de sécurité qui se sont vus obligés de tirer à balles réelles pour maintenir l’ordre et empêcher une évasion massive des prisonniers. 

Richard Muteta

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